Vous êtes « responsable info » ou Personne-RESSources MÉdias et TIC, animateur…
Vous êtes tout simplement intrigués par cette informatique que l’on dit intéressante, SURTOUT quand il s’agit de faire de la remédiation, du soutien.
La pédagogie compensatoire c’est votre pain quotidien, mais vous demandez encore à être convaincus de l’utilité de ces outils techniques et parfois compliqués dans ce contexte.
Quelques points de vue. Quelques réponses.
Quelle valeur ajoutée pour quel investissement?S’il faut trimer pendant des mois et des mois pour ne finalement rien apporter de significativement intéressant aux élèves dont on a la charge, à quoi bon ? C’est bien la logique utilitariste, le MRQP (Meilleur Rapport Qualité Prix) qui fait foi!
Cette logique n’a pas à être jugée: il faut pourtant constater qu’elle prévaut dans bien des pratiques. Qu’avons-nous, au juste, à dire?
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- Intégration des TIC et enseignement spécialisé sur pedagnology.com
- Chuko ou une histoire à plusieurs “claviers”… sur www.f3-frivaud.ch
- Un bricolage montré à tous… sur verdeil.educanet2.ch
- Le joueur de flûte sur censg.educanet2.ch
Constat n°1: une classe qui privilégie les ateliers et les projets.
Nous, praticiens de l’enseignement spécialisé, avons déjà l’habitude de jongler avec plusieurs programmes, plusieurs objectifs, collant le plus possible aux possibilités des élèves (la fameuse zone proximale de développement). Les ateliers portant sur la même matière, les projets avec des possibilités d’apprentissage multiples, sont des moyens que nous mettons en oeuvre.
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Réponse 1 au constat n°1: les TIC s’intègrent facilement dans ce contexte.
L’intégration des TIC, dans cette façon de faire, se fait tout naturellement. L’ordinateur sera un moyen complémentaire permettant de varier encore nos approches, de présenter une palette de choix plus large à l’élève. Il sera un appoint et une “variante” fort prisée, si nous savons la rendre suffisamment attractive. |
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Constat n°2: l’assistance, l’aide.
Nous vivons souvent des situations ou le handicap doit, d’une manière ou d’une autre, être “surmonté”. Permettre l’accès à la connaissance, donner la possibilité d’acquérir des savoirs, sont des préoccupations centrales qui mobilisent nos compétences.
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Réponse 2 au constat n°2: l’informatique en tant qu’assistant.
En cas de déficience auditive, ou lors d’un handicap visuel, l’ordinateur peut apporter une aide décisive. Les logiciels adaptés sont actuellement performants : ils vont permettre de signer des aides ou des présentations (des sites pour sourds ou mal-entendants par exemple), ils vont faciliter la transcription de textes en braille, ils vont permettre le contrôle vocal ou tactile, etc… |
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Constat n°3: l’autonomie.
Amener l’élève à une plus grande autonomie (dans ses apprentissages, dans son parcours pré-professionnel, dans sa gestion personnelle, etc…) est un but que nous sommes nombreux à vouloir mettre en avant. Nous expérimentons quotidiennement comment la généralisation et la transposition ne peuvent bien se faire que si nous donnons la possibilité de la réelle autonomie à l’élève.
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Réponse 3 au constat n°3: l’outil informatique idéal pour mieux atteindre une certaine autonomie.
Familiariser les enfants avec l’utilisation de ces différentes techniques, soit, mais ce n’est pas suffisant. Réellement intégrer ces outils peut considérablement augmenter leur autonomie. Des études européennes récentes le montrent et le prouvent… (voir lien ci-dessous) |
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Constat n°4: adapter le matériel, un souci constant, une nécessité.
La nécessité pour l’enseignant travaillant avec des élèves en situation de handicap (ou de difficultés d’apprentissage) de remodeler le matériel dont il dispose pour répondre aux besoins spécifiques de l’élève a souvent été démontrée. C’est un travail important qu’il n’est pas possible d’éviter, le plus souvent.
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Réponse 4 au constat n°4: il est avantageux de le faire avec les TIC.
Une police de caractère illisible pour tel élève (il ne peut lire que la “Romande”)? Un accès impossible pour tel logiciel pourtant présent dans le plan d’étude? Souvent des réponses de type informatiques sont possible, pour autant que les logiciels soient ouverts et résidents sur la machine… Intéressant également de créer du matériel spécifique, avec pour but l’individualisation de l’aide à apporter, permettre à l’enfant de prendre conscience de ses stratégies d’apprentissage par exemple en offrant un réponse immédiate adéquate. |
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Constat n°5: l’intégration dans notre société.
Tous le disent et le redisent: les enfants en situation de handicaps doivent pouvoir mieux s’intégrer à notre société. Or cette société a créé “l’homo electronicus” et ce drôle d’humain est en passe de devenir générique !!!
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Réponse 5 au constat n°5: nous pouvons favoriser cette intégration.
Nous devons donner la possibilité de pleinement accéder à notre société de communication, y compris avec des outils modernes et puissants. L’apprentissage des moyens TIC est nécessaire et doit commencer tôt. Être auteur de sa réalité permet de s’y intégrer ! La socialisation réussie est un des enjeux importants de la bonne utilisation (intégrée elle aussi) des TIC dans l’enseignement. |
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Constat n°6: des élèves en recherche de motivation.
Des élèves souvent en peine(s) avec l’école ne sont pas faciles à motiver. Nous devons, tout le temps, trouver des parades, pour amener du sérieux dans l’apprentissage. Et cela peut passer, parfois, par du ludique et du moins impliquant. Du plus attractif et du moins “jugeant”.
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Réponse 6 au constat n°6: la neutralité de l’ordinateur.
Des personnes présentant des troubles de la relation peuvent évidemment bénéficier du côté « neutre » de la machine. Alors que la situation plus ou moins classique dans la classe peut inhiber, là, face aux difficultés, le rapport est différent. Il peut y avoir un esprit de compétition, et, un peu comme devant la console de jeux, ils vont demander aux camarades où ils en sont, s’ils ont des trucs… Les apprenants parlent, entre eux, de stratégies d’apprentissage ! |
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Constat n°7: besoin de concret, besoin de pistes.
L’enseignant comme l’élève ont besoin de concret, de portes d’entrée. L’élève doit pouvoir se raccrocher à un monde qu’il comprend. La fiche hors contexte lui faisant résoudre des problèmes dont il n’a cure ne prend plus et le décourage encore un peu plus (voire le met dans des situations où il aura envie de s’exprimer autrement), et pourtant il est encore utile de pouvoir le mobiliser.
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Réponse n°7 au constat n°7: des fiches informatisées, des logiciels spécifiques et des projets intégrant les TIC.
Une fiche ne prend plus? l’environnement informatique peut, souvent encore, intéresser l’élève et la fiche informatique en question (auto-corrective par exemple), le motivera à nouveau. Des logiciels spécifiques (avec des contenus pédagogiques ciblés et expressément conçus pour l’école) seront également un soutien non négligeable. La mise en place de projets collaboratifs, autour de l’expression par exemple, peuvent amener un grand plus. Ces projets intégreront avec profit des composantes TIC, supports de réalisations à haute valeur ajoutée. Par exemple il pourra s’agir de créer un roman photos avec ses élèves, de mettre sur pied un conte (à plusieurs classes) avec des réalisation théâtrales, de monter un petit film… et, en finale, de présenter le tout sur un site internet. Du compliqué? que nenni… moyennant un soutien adéquat, un accompagnement d’une personne ressources dans les moments clé ! |
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Quelques liens à consulter:
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Dans un article suivant, d’autres constats et d’autres réponses et, surtout, d’autres exemples.






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